Discovery of an unexpected Rock Art in East Borneo: Dating and Problematics


Découverte d’un Art rupestre inattendu dans l’Est de Bornéo: datations et problèmatiques

Jean-Michel Chazine (Maison Asie-Pacifique, Université de Provenance/CNRS, Marseille, France)

jm.chazine@wanadoo.fr

Abstract

Since 1992, ethno-archaeological surveys mainly organized in East Kalimantan in caves and rock shelters have provided a large number of clues concerning human settlement patterns associated with material and cultural remains confirming the importance of that area as an interface within Island South East Asia.

The most amazing discovery consists of the unexpected existence of rock art. Its peculiar feature is that it consists mostly of a large number of negative hand prints, many of them with motifs painted inside the blank. In other cases, some over-painted handprints are linked together, featuring an arborescent motif. They appear to be quite different from any others found within the Indonesian archipelago and show more similarities with Australian Aboriginal rock art. Some clues invite the hypothesis of a pre-Austronesian age (+/-5000BP) for that parietal expression, namely, no ceramic or other apparent links with the cultural expressions of present or past Dayak or similar communities, representations of two bovids considered by palaeozoologists to have been extinct since the Pleistocene, and a 12cm-thick stalagmite which has flowed over the wall paintings. Calcite from the stalagmite has just been dated by U-Th analysis, which has confirmed an age older than 9.000 years BP. The rock art covered by the calcite thus precedes the arrival of Austronesian-speakers by a substantial margin and provides some evidence about long-term settlement processes in that large part of the world. Moreover, the application of the U-Th method for the first time upon a calcite veil has also revealed the interpretational difficulties which issue from the micro-geomorphology of such concretions.

Résumé

Depuis 1992, plusieurs missions de recherche ethno-archéologiques dans les grottes et abris-sous-roche de l’est de Bornéo, ont fourni un grand nombre d’indices concernant les traces d’occupation humaines associées à des vestiges de culture matérielle confirmant l’importance de cette zone comme interface avec l’Asie du Sud Est Insulaire.

La plus surprenante découverte révèle l’existence d’un Art Rupestre inattendu. Il présente une forme bien particulière comprenant notamment un très grand nombre d’empreintes de mains négatives, une grande partie d’entre elles contenant en outre, des motifs surajoutés à l’intérieur. Dans d’autres cas, plusieurs empreintes sont reliées entre elles pour former une arborescence. Ces représentations s’avèrent assez différentes de toutes celles déjà observées dans l’Archipel Indonésien et montrent une plus grande similitude avec l’expression rupestre des Aborigènes d’Australie. Plusieurs indices plaident pour l’hypothèse d’un age pré-Austronésien (+/-5000BP) pour ces peintures: pas de céramique ni de corrélation avec les motifs esthétiques des populations Dayaks ou analogues, actuelles ou sub-actuelles, deux représentations de bovidés, disparus selon les Paléo-zoologues, depuis le Pléistocène et une coulée de calcite de plus de 12 cm d’épaisseur recouvrant un panneau de mains négatives. Cette dernière vient tout juste d’être datée par la méthode U-Th, qui a confirmé par défaut, un âge supérieur à 9.000 ans. Cet Art Rupestre précède donc notablement l’arrivée des Austronésiens et alimente les réflexions sur les processus de peuplement de cette partie du monde. Par ailleurs, l’application de cette méthode pour la première fois sur un voile de calcite a également mis en évidence les difficultés d’interprétation inhérentes à la micro-géomorphologie de ces concrètions.

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Figure 1. L’Est de Borneo.

Depuis la découverte en Septembre1998, de deux nouvelles grottes contenant des peintures rupestres dans l’Est de Bornéo (World Archaeological Bulletin 9:29-31 et bibliographie), une nouvelle mission, toujours placée sous l’égide du Ministère du Tourisme Indonésien, a pu retourner dans la même zone en Mai 1999 et y découvrir une nouvelle paire de cavités superposées. Dénommées Gua Tewet comme notre guide et situées à mi-hauteur d’une falaise de plus de 200 mètres de hauteur et d’accès difficile, elles sont de taille relativement faibles (20 x 6 environ) avec des hauteurs de plafond de 1 à 4-5 mètres.

La première (Tewet 1), la plus riche en peintures rupestres, contient un nombre très élevé d’empreintes de mains négatives. Dans la seconde, moins importante par son contenu, une dizaine de mètres plus haut, plusieurs panneaux muraux ou au plafond, présentent une dizaine d’empreintes de mains négatives, quelques de motifs figuratifs dont un en spirale et des ensembles colorés à l’ocre rouge-brun, difficilement interprétables.

La particularité de Tewet 1 est non seulement le nombre élevé de traces de mains négatives (plus de 170) mais surtout, parmi elles, une vingtaine qui sont soit en associations, soit littéralement reliées les unes aux autres par des tracés plus ou moins complexes. Dans cette grotte on retrouve également le principe des empreintes de mains à l’intérieur desquelles sont peints différents motifs. Ceci avait été observé pour la première fois, mais à en un seul cas isolé à Liang Sara en 95 puis, surtout en quelques exemplaires à Ilas Kenceng (ibid).

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Figure 2. D’empreintes de mains négatives.
Dans cette grotte, ce sont près de 30 motifs distincts qui ont pu être dénombrés. Chacun constitué de glyphes géométriques différents, ils évoquent bien-sûr, la différenciation intentionnelle que représentent les peintures corporelles dans certaines communautés traditionnelles.

C’est une des caractéristiques différencielles de cette expression rupestre de Bornéo, d’être essentiellement, si ce n’est exclusivement, réalisée avec des mains négatives. A notre connaissance, à quelques cas près en Australie et en Afrique du Sud (Clottes 2001, Lorblanchet 1999), les empreintes de mains négatives ne présentent aucune trace, ni à fortiori aucun signe distinctif intégré dans la réserve.

Beaucoup d’hypothèses ont été énoncées concernant les diverses fonctions que les empreintes de mains négatives ont pu avoir au cours des temps. Le fait est qu’elles sont présentes dans les sites les plus anciens actuellement bien datés et doivent correspondre à une expression si ce n’est une fonction, tout à fait élémentaire. Il est tout aussi significatif de préciser qu’à travers le monde, les hommes ont non seulement utilisé ce même symbole mais surtout élaboré les mêmes procédures techniques de réalisation. En effet, la chaine opératoire mise en jeu pour les empreintes de mains négatives n’est absolument pas la même que pour une figuration positive, qu’elle soit figurative ou symbolique. Celle-ci met en œuvre une série de gestes, dont le recours au souffle, probablement beaucoup plus complexes et élaboré que pour un tracé positif. Ce recours au souffle pour projeter autour du contour de la main les pigments, s’apparente avec une grande évidence au moins aux pratiques des guérisseurs: imposition des mains, souffle et probablement oralité s’y retrouvent partout associés. En dehors de quelques cas (voir plus haut), les mains ne sont pas disposées en désordre, comme on peut les voir généralement ailleurs dans le monde (Cueva de Las Manos en Patagonie, Gargas en France, Castillo en Espagne, Carnavon Gorge en Australie, McLuer Bay ou Darembang en Papouasie occidentale notamment). Ici, il est évident que l’on a l’expression manifeste d’un choix dans la disposition des empreintes qui extériorise aussi une préoccupation esthétique. C’est jusqu’à présent, une des spécificités de ce nouvel Art rupestre découvert à Bornéo. D’une part, l’efficacité rituelle ou thérapeutique y est nettement associée à des préocupations esthétiques, voire véritablement artistiques; d’autre part, ce sont essentiellement des empreintes de mains qui seules sont associées pour constituer des motifs, probablement exprimer symboliquement des “discours” où des énoncés concernant les relations sociales, peut-être des récits “mythiques” ou “initiatiques”spécifiques à la communauté.

Les questions de datation de cette expression rupestre s’étaient posées dès leur découverte. Les comparaisons et observations ethnographiques auxquelles nous avions immédiatement procédé à partir de 1994, ne permirent pas d’établir un lien ou une quelconque continuité formelle entre les motifs et les populations environnantes ou qui en furent proches. Ceux des grottes ne correspondaient pas aux représentations de tatouages portés même par les personnes âgées, ni dans les monographies ethnographiques, ni sur le terrain. Pas de correspondance pertinente non plus, avec les motifs de vanneries, de sculptures sur les objets quotidiens ou cérémoniels non plus que sur les éléments fixes ou mobiliers de l’architecture traditionnelle des populations actuelles ou sub-actuelles, Dayaks ou apparentées.

A cette absence d’indices stylistiques, s’est superposée l’absence de céramique et de trace d’installation humaine persistante sur les sites à peintures, alors qu’elles apparaissent en quantité notable dans les autres cavités, dans les niveaux inférieurs et facilement accessibles. Ces seuls éléments incitaient dès lors, à envisager pour cette expression rupestre, une fonction et surtout, une ancienneté non seulement plus grande, mais même préalable à l’arrivée des Austronésiens dans la zone (Chazine 1999a).

Cette hypothèse à elle seule, signifiait que d’autres communautés, étaient soit antérieurement installées sur place, soit avaient transité par ces lieux, avant la fin du Pléistocène ou au moins au début de l’Holocène. Même si cette occupation et ces trace délibérement laissées dans certaines cavités, avaient perduré au delà de la date schématique d’implantation des Austronésiens, elles étaient de toutes façons au moins issues des premiers peuplements du Sud Est Asiatique.

Les prélèvements de pigments qui ont pu être faits et analysés dès ce moment, par le Laboratoire des Musées de France, ont révélé l’absence de matière organique associée à l’ocre, rendant malheureusement impossible une datation directe. Il fallait alors attendre une occasion bien spécifique pour pouvoir faire des datations ou obtenir des repères indirects qui permettent d’éclairer la chronologie et de déterminer leurs auteurs.

Cette opportunité nous a été donnée dans la grotte d’Ilas Kenceng qui présente une très grande richesse en empreintes de mains avec des agencements tout à fait exceptionnels et originaux ainsi que des figurations anthropo- et zoo-morphes. En particulier, au plafond d’un laminoir assez bas, figurent des représentations de bovidés de près de 140 cm d’envergure, une taille tout à fait exceptionnelle jusqu’à maintenant. La forme du crane et de leurs cornes, différentes des espèces observées ou présentes dans la région, correspondrait selon les Paléo-zoologues à une forme fossile, disparue à la fin du Pléistocène (E. Meijaard, pers. comm. 1998).

Par ailleurs, dans un diverticule surélevé, une étroite coulée de calcite d’une dizaine de centimètres d’épaisseur a recouvert un panneau d’empreintes de mains négatives. Un fragment de draperie a pû être prélevé dans l’angle de la voute à des fins d’analyse pour datation par défaut au Laboratoire CEA/CNRS (LSCE) de Gif s/ Yvette, en utilisant la mesure au spectromètre de masse (TIMS) du déséquilibre U/Th dans la calcite.

Plusieurs échantillons analysés à tître de tests sur ce type de concrétion ont fourni des dates qui s’échelonnent d’une manière globalement cohérente de la paroi à la bordure. Les dates obtenues confirment bien les hypothèses sur l’ancienneté de ces peintures, en les situant par défaut à au moins 9000 B.P. Des valeurs dont on peut penser qu’elles correspondent à un seuil inférieur compte tenu de l’incertitude qui subsiste notamment concernant les parcours migratoires des ions de carbonate et des impuretés à l’intérieur de la draperie elle-même.

Néanmoins, la date minimale obtenue, qui précède effectivement, et de plusieurs millénaires, la période d’extension et par suite d’arrivée des Austronésiens dans la région (4 à 5000BP) valide au moins notre hypothèse de départ. En confirmation, on dispose également des datations effectuées au LSCE, sur des charbons de bois, prélevés dans des mini-sondages de Gua Tewet et Gua Masri au pied de panneaux de peintures. Situés à une quarantaine de centimètres sous la surface actuelle dans un contexte stratigraphique non pertinent mais apparemment non remanié, ils ont fourni respectivement des dates entre 5900+/-100 et 5100+/-90 BP (H. Valladas, pers. comm.). Cette trace d’utilisation du site est donc elle aussi antérieure à l’arrivée attestée dans cette zone, des premiers Austronésiens.

On se trouve donc devant des peintures qui n’ont pas été réalisées par les occupants actuels ni sub-actuels des lieux. Si gràce à cette précision, les diverses hypothèses émises précèdemment concernant les véritables auteurs ne sont pas modifiées directement, leur origine par contre, peut en être reprécisée et la corrélation formelle jusque là avec l’expression rupestre des Aborigènes d’Australie renforcée.

Schématiquement, la première hypothèse émise notamment par Heekeren (1972), selon laquelle, ce serait à partir des régions du Nord Est Australien, que cette influence purement culturelle ou rituelle ne se serait déployée qu’en “amont” du détroit de Makassar n’est plus valide. A moins de supposer qu’elle ait aussi été portée au delà de la Ligne de Wallace, mais toujours sans mettre les populations en contacts génétiques.

La seconde, reformulée par nous, après les découvertes de 98 et 99, tout en prenant en compte si ce n’est une influence possible, dumoins une parenté entre les Aborigènes d’Australie et de Bornéo, proposait un schéma de déplacement et d’influence différent (Chazine 2000). En se replaçant aux origines des peuplements humains qui au cours du Pléistocène et surtout pendant les dernières régressions marines, a conduit à l’installation des communautés Aborigènes d’Australie, on peut envisager qu’une partie de celles-ci, au cours de leur long périple, aient fait souche sur la partie du sub-continent correspondant à Bornéo. Ce seraient alors, de leurs cousins ou plutot de leurs descendants que l’on retrouve les traces graphiques et les peintures réparties de façon ponctuelle et inégale elle aussi, mais seulement dans certaines îles ou baies de l’Insulinde orientale actuelle.

Cette hypothèse peut être renforcée non seulement par la comparaison stylistique formelle de certains motifs ou de certaines représentations, mais également surtout par la période de temps qu’elle concerne. Dans l’attente d’autres datations directes ou de confirmation indirecte, on peut même envisager une ancienneté encore plus grande pour ces manifestations socio-rituelles, puisqu’elle pourrait correspondre à une dernière phase tardive de peuplement ou d’impact sur l’Australie, envisagée entre 25 et 12.000 ans (Layton 1992), alors que le premier peuplement de l’Australie est actuellement situé autour de 50.000BP. Une influence déjà invoquée dans ce sens, vis à vis des primitifs les plus archaïques que semblaient être les Aborigènes autrefois (Mountford 1936).

En parallèle à ces indications de phases migratoires, on peut penser que la draperie de calcite qui recouvre le panneau d’empreintes de mains négatives peut, au contexte micro-géomorphologique de la cavité près, correspondre aux conséquences d’un épisode climatique plus humide. Celui-ci s’ajouterait aux datations déjà obtenues pour des planchers stalagmitiques fossiles apparaissant dans les grottes de Niah (Harrisson 1975) et de Tabon à Palawan (Fox 1970), tous deux situés autour de 19.000BP. L’appariton de cette coulée dont la micro-morphogénèse ponctuelle et locale s’est révélée gènante pour en reconstituer avec certitude la chronologie spatiale par la seule mesure U/Th, constitue cependant un marqueur de changement soit climatique, soit tectonique. Ce dernier, qui se serait alors manifesté ailleurs, dans la grotte même ou dans d’autres, étant moins probable. En l’absence -ou l’attente- de la découverte d’une concrétion qui permettrait de dater directement et avec certitude une représentation de cet Art rupestre particulier, les dates obtenues, malgré leur imprécision relative, sont amplement suffisantes pour confirmer les hypothèses émises.

Le fait est que cette expression rupestre est beaucoup plus répandue sur ce continent et que les variations de styles et de formulations s’y sont développées et beaucoup plus réparties différencièllement que dans le Sud Est Asiatique. Là, où cet Art rupestre avait été repéré il y a longtemps (Irian Jaya/West Papua, Molucques ou Sulawesi), on y avait surtout vu une expression soit ancienne, soit adaptée, mais de toutes façons issue d’un peuplement Austronésien originel (Ballard 1992). La datation par défaut au Pléistocène final des découvertes récentes, en élargissant la typologie des motifs représentés, mais aussi celle des agencements et des surcharges des mains négatives notamment, confirme manifestement une antériorité et une originalité à cette expression artistique. Si elle a probablement perduré jusqu’à des périodes très récentes, en s’adaptant soit à l’arrivée de nouveaux venus, soit à des conditions sociales et/ou environnementales qui s’étaient modifiées, elle n’en est pas moins placée, jusqu’à preuve du contraire, aux confins de l’origine.

L’organisation délibérée exprimée par la disposition des empreintes de mains négatives notamment, constitue une remarquable différence par rapport à ce que l’on connaissait sur l’art et l’expression rupestres répertoriés jusqu’à présent.

Et surtout, cette antériorité et cette ancienneté d’apparition dans cette partie du monde, d’un motif dont on sait qu’il est universel et commun à l’humanité des origines, confirment bien une position primordiale d’interface que Bornéo occupe dans la Préhistoire du Sud Est Asiatique insulaire.

Reconnaître

Pour les moyens mis à notre disposition et pour tous ces résultats déterminants, nos remerciements les plus chaleureux vont à Ch. Causse et V. Plagnes ainsi que H. Valladas du LSCE, à Total Indonésie, à l’Ambassade de France à Jakarta et surtout à P. Setiawan de l’ITB/Universiti Indonesia, notre meilleur complice pour concilier les hommes et la forêt de Bornéo.

Bibliographie limitée au texte:

Ballard, C. 1992. Painted Rock Art sites in Western Melanesia: locational evidence for an “Austronesian” tradition. AURA Occasional Papers 4:94-105.

Bellwood, P. 1985. Prehistory of the Indo-Malaysian Archipelago. Sydney: Academic Press.

Bellwood, P., J. Fox and D. Tryon 1995. The Austronesians. Canberra, Research School of Pacific Studies, Australian National University.

Chazine, J-M. 1999a. Préhistoire: Découverte de grottes ornées à Bornéo. Archeologia 352:12-19.

Chazine, J-M. 1999b.- Unravelling and reading the past in Borneo: an archaeological outline of Kalimantan. In J-C. Galipaud and I. Lilley (eds) The Pacific from 5000 to 2000 BP: colonisation and transformations, pp. 213-226. Actes du Colloque Vanuatu, 31 juillet-6 août 1996. Paris, ORSTOM/IRD

Chazine, J-M. 2000. Découverte de peintures rupestres à Bornéo. L’Anthropologie 104:459-471.

Clottes, J-M. 2001. Les Chamanes de la Préhistoire; Polémiques et Réponses. Paris: Le seuil.

Elkin, A.P. 1930. Rock Paintings of North West Australia. Oceania 1:257-279.

Fox (R.), 1970. The Tabon Caves. National Museum 1. (Manila).

Harrisson, T. 1957. The Great Cave of Niah. Man 57:161-166.

Heekeren, H.R. 1972. The Stone Age of Indonesia. The Hague: Nijhoff.

Layton, R. 1992. Australian Rock Art: a new synthesis. Cambridge: Cambridge University Press.

Lorblanchet, M. La Naissance de l’Art: Genèse de l’Art Préhistorique. Paris Editions Errance.

Mountford, C.P. 1936. Examples of Aboriginal Art, North-western Australia. Royal Society of South Australia Transactions 60:30-60.